
L’investissement locatif pourrait bien retrouver un nouveau souffle. Longtemps attendu par les professionnels de l’immobilier, le statut du bailleur privé est officiellement intégré au Projet de loi de finances 2026 (PLF 2026). Plus ambitieux que les premières versions évoquées fin 2025, le dispositif retenu par le Gouvernement marque un tournant stratégique pour le marché immobilier, à l’heure où l’offre de logements reste insuffisante dans de nombreux territoires. Baptisé désormais « dispositif Jeanbrun », ce mécanisme entend réconcilier attractivité fiscale, production de logements et rénovation du parc existant.
La Team Silva décrypte pour vous les contours de cette réforme et ses impacts concrets pour les acquéreurs et investisseurs.
Annoncé par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun lors des vœux du groupe Action Logement le 20 janvier, le nouveau statut du bailleur a été profondément revu. Là où la version sénatoriale de décembre avait suscité de nombreuses réserves, le Gouvernement a choisi une approche plus équilibrée, conciliant immobilier neuf et ancien, tout en engageant sa responsabilité sur le texte.
Objectif affiché : créer un véritable choc d’offre. Selon le ministre, ce nouveau cadre fiscal pourrait permettre la construction de près de 50 000 logements supplémentaires par an, tout en envoyant un signal fort aux investisseurs privés, dont le rôle est jugé central dans la relance du logement.
Dans le neuf, le dispositif repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal progressif, sans zonage géographique, à condition de respecter des plafonds de loyers et un engagement de location de 9 ans.
Cette architecture vise à encourager la production de logements accessibles, tout en sécurisant les projets d’investissement immobilier sur le long terme
Pour l’immobilier ancien, l’accès au dispositif est conditionné à la réalisation de travaux lourds, représentant au moins 30 % du prix d’achat du logement. Une manière d’aligner la relance locative avec les enjeux de rénovation du parc existant.
Les avantages fiscaux varient selon le niveau de loyer pratiqué :
L’amortissement est plafonné à 10 700 € par an, avec, là encore, un engagement de location de 9 ans, applicable sur l’ensemble du territoire français.
Autre évolution clé : le déficit foncier pourra désormais être imputé directement sur l’ensemble des revenus du bailleur. Jusqu’à présent, cette déduction était limitée aux seuls revenus fonciers, réduisant l’efficacité du levier fiscal.
Cette mesure constitue un signal fort pour les bailleurs privés, en particulier ceux engagés dans des projets de rénovation ou de restructuration lourde, souvent portés par des consultants immobiliers ou une agence immobilière spécialisée.
Avec le dispositif Jeanbrun, le PLF 2026 pose les bases d’un cadre plus incitatif pour l’investissement locatif, dans le neuf comme dans l’ancien. La Team Silva accompagne vendeurs et acquéreurs dans l’analyse de ces nouvelles opportunités, afin de sécuriser chaque projet immobilier et d’en optimiser le potentiel à long terme, notamment sur le secteur de Lyon et du Sud-Lyonnais.


