
Les taux de crédits immobiliers devraient continuer à augmenter progressivement en 2026, pour atteindre 3,55 % au dernier trimestre, et frôler les 4 % fin 2027. Avec des prix qui restent soutenus, la durée moyenne des emprunts s’allonge à 21 ans, rendant l’accès au crédit plus difficile pour les ménages sans apport conséquent. La Team Silva décrypte.
Les taux de crédits immobiliers devraient continuer leur progression en 2026, pour atteindre 3,55 % au dernier trimestre, selon l’Observatoire Crédit Logement. En 2027, ils pourraient frôler les 4 %. Cette tendance est liée à un contexte économique incertain et à la volonté des banques de sécuriser leurs marges.
Michel Mouillart, professeur d’économie, souligne : « Nous sommes sur deux années de remontée des taux des crédits. » Après un taux moyen de 3,14 % en décembre 2025, les estimations tablent sur 3,41 % en moyenne annuelle en 2026 et 3,60 % en moyenne annuelle en 2027.
La remontée des taux s’inscrit dans la continuité de 2025, où les taux ont progressivement augmenté après des points bas à 3,06 % en juin et août.
Selon Caroline Arnould, présidente du courtier Cafpi : « En 2026, nous ne serons pas sur un choc haussier. Les banques maintiennent des volumes de crédits comparables à l’an dernier et renouvellent leurs offres aidées et complémentaires, notamment pour les primo-accédants. »
Cependant, les incertitudes économiques influencent le positionnement des établissements bancaires, qui ajustent leurs coûts et augmentent les taux pour préserver la solvabilité des emprunteurs.
Pour faire face à la hausse des taux et aux prix de l’immobilier, les durées moyennes d’emprunt continuent de s’allonger, frôlant désormais 21 ans (250 mois), un record depuis près de 20 ans. L’annuité moyenne pour un emprunt de 100.000 € reste stable, mais les durées d’emprunt s’allongent pour permettre aux ménages de rester solvables face à la hausse des mensualités.
La combinaison de taux plus élevés et de prix en hausse (+0,8 % en 2025 selon la Fnaim) complexifie l’accès au crédit, particulièrement pour les ménages sans apport conséquent.« Soit la part des mensualités dans les revenus augmente, soit le nombre d’emprunteurs diminue », explique Michel Mouillart.Selon la Fnaim, le financement immobilier reste aujourd’hui majoritairement réservé aux ménages les plus aisés, laissant une partie importante de la population sur la touche.
Dans ce contexte, bien anticiper et se faire accompagner devient essentiel. La Team Silva vous aide à identifier les solutions adaptées à votre projet immobilier, même dans un marché complexe.


